Le choix du Havre comme siège d’HaRoPa n’était pas cornélien…

31/10/2020

​Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion

Les Cercles de Rouen et du Havre se sont concertés pour évoquer le choix fait – enfin ! – par le Gouvernement pour désigner le site du siège de l’ensemble portuaire HAROPA (coopération étroite des deux Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen avec le Port Autonome de Paris).

Le Havre l’a emporté. Cela écarte fort heureusement la candidature de Gennevilliers qui aurait constitué une provocation à l’égard de la Normandie et un non-sens pour les ports de la Basse Seine largement dominée par le caractère maritime et non fluvial du trafic des frets des navires. Cela étant, il convient de ne pas négliger le trafic fluvial : c’est une des solutions au désenclavement de la Normandie et l’allègement indispensable des modes de transport routier et ferroviaire.


Rappelons quelques idées simples :

  • Les Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen ne sont pas en concurrence, chacun ayant ses spécialités (Rouen, grand port céréalier, par exemple). Ils se complètent tout en restant attachés l’un et l’autre à leurs trafics particuliers (toujours exemple de Rouen, port lié aux lignes avec l’Afrique).
  • Évidemment, le poids du Port du Havre l’emporte largement sur celui de Rouen. Le Havre peut accueillir des supertankers et des porte-conteneurs géants, inimaginables à Rouen, port de fond d’estuaire.
  • Le Port du Havre a des perspectives de développement que celui de Rouen n’a pas la prétention d’avoir, même si ce port, avec ses annexes de Saint-Wandrille, Radicatel, Honfleur peut avoir des ambitions légitimes

Dans le concert des trois grandes villes normandes (Rouen, Caen, Le Havre), la Porte Océane fait figure de parente pauvre en matière de centre tertiaire et il nous paraît justifié que le Pôle métropolitain du Havre rejoigne en importance administrative la Métropole de Rouen – Normandie, chef-lieu de la Région, et le Pôle métropolitain de Caen – la Mer, siège du Conseil Régional.

On peut comprendre l’amertume de Rouen. C’est en termes de compensation qu’il faut désarmer les irritations rouennaises. Or, suite à la catastrophe de Lubrizol, le Président de la République a estimé légitime d’accorder à Rouen des avantages qui, par exemple, conforteraient le statut de métropole de la capitale historique de la Normandie. Pour l’instant, on n’a rien vu venir et la crise ne doit pas servir d’alibi pour ne rien faire.


Quelques suggestions :

  •  Aider à promouvoir Rouen, capitale européenne de la culture.
  • Faire de Rouen une cité spécialisée dans la culture du risque Seveso.
  • Sauver la Chapelle – Darblay comme plate-forme de transformations des déchets – papiers.
  • Poursuivre prioritairement le désenclavement ferroviaire par une avancée significative de la Ligne Nouvelle Paris-Normandie. Etc.

La Région et la métropole de Rouen – Normandie doivent s’unir pour obtenir ces compensations.

 

Cercles C.N.O. du Havre et de Rouen, 31 octobre 2020


Le choix du Havre comme siège d’HaRoPa n’était pas cornélien…


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